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Interview exclusive de Dr Mamadi Kourouma, Recteur de l’UGLC de Sonfonia-Conakry

 Politique
2011/10/26

Dr Mamadi Kourouma, Recteur de l’Université GLC de Sonfonia depuis sa création en mars 2005 vient d’accorder une interview à votre médium de proximité. Etant l’un des membres fondateurs de cette université sensée être la plus grande du pays aujourd’hui, l’homme dans cet entretien parle entre autres de la mission de ladite institution, des différentes facultés qui s’y trouvent, de l’amélioration de la formation des formateurs et des étudiants tout en dégageant au passage les perspectives quant à l’évolution du système LMD en Guinée. Exclusivité !

Dr Kourouma, quelle est la mission essentielle de l’UGLC de Sonfonia ?
La mission essentielle de cette université, c’est en principe les missions fondatrices de toute université. La première, c’est une mission de formation, d’enseignement, d’éducation de jeunes cadres titulaires du Bac et qui deviendront, trois ans plus tard des cadres supérieurs dont le pays a besoin. La deuxième mission est une mission de recherche. C’est-à-dire que tout au long de la mission d’enseignement, il s’opère des travaux de recherche dont les résultats renforcent tous les enseignements qui sont dispensés au sein de l’Université. Ces résultats de recherche participent en effet à l’avancement des connaissances dans les différents domaines de formation.

La troisième mission, c’est la mission de contribution au rayonnement de l’institution. L’institution doit rayonner sur son milieu, rayonner dans son pays, faire des travaux qui, en principe, doivent aider à la prise de décision. Depuis que cette université est créée. elle participe à la vie de la collectivité.

Quelles sont les différentes facultés fonctionnelles dans cette institution ?
Nous en avons quatre actuellement. La première faculté. C’est la faculté des sciences économiques et de gestion qui comprend quatre départements. Ensuite, il y a la faculté des sciences juridiques et politiques qui, également fonctionne avec trois départements, puis la faculté des sciences sociales qui dispose de quatre départements et enfin la faculté des lettres et sciences du langage qui a également quatre départements. Donc, ce sont les quatre grandes facultés qui constituent la structure pédagogique actuelle de l’UGLC de Sonfonia.

Comme dans toute Université digne de ce nom, il existe au sein de cette université une dynamique structurelle qui permet de nouvelles créations conformément aux besoins ressentis par le pays. Il y a donc quatre facultés mais d’autres facultés sont en chantier telle que la faculté des sciences de l’éducation, la faculté des sciences et informatique, la faculté d’agriculture et de pisciculture dont la création se justifie par l’existence, autour de nous d’importants domaines propices à l’agriculture et la pisciculture. Nous avons le souci de mettre en phase les activités de développement de la nation et les activités de formation au sein de l’université. Donc, il existe une perspective de développement structurel que nous avons mise en place depuis 2005 et sur laquelle nous ne cessons de travailler.

Dr Kourouma, vous êtes réputé un grand administrateur Quelles sont les différentes entreprises engagées par vous depuis la création de cette université ?

J’aime souvent être modeste. Une réputation d’administrateur, je ne crois pas. De toutes les façons, je sais, en tant que pédagogue et spécialiste en sciences de l’éducation que je ne dispose pas d’une réputation d’administrateur même si dans les sciences de l’éducation, il y a aussi le profil administration de l’éducation. Toutes les branches des sciences de l’éducation ont un point de convergence qui constitue les fondements de l’éducation. Ici, je mène certains changements, si on peut les appeler reformes, je suis tout à fait d’accord avec vous. Et dans ce cas, nous avons orienté nos efforts vers un certain nombre d’axes essentiels qui doivent consacrer le développement de cette institution.

Dès notre prise de fonction, ce n’est pas seulement les textes fondateurs de cette université que nous avons mis en place et que nous avons mis en œuvre depuis notre existence jusqu’au aujourd’hui. Il y a aussi des réflexions assez poussées dans les domaines de fonctionnement ayant trait au développement des infrastructures. Nous avons mis en place un grand projet de développement infrastructurel, même si dans un premier temps, nous l’avions conçu pour une dizaine d’années et progressivement, cette conception a pris une allure extrêmement importante et un intérêt évident de la part des gouvernants. C’est un projet de construction d’une université digne de ce nom, d’une université de cinquante mille places assises. Nous l’avons conçu parce qu’on voyait à l’horizon une explosion démographique estudiantine inquiétante. Nous nous sommes dit que si on ne réalise pas une université de ce genre pour l’avenir, à un moment donné, nous serons placés face à une pléthore d’étudiants dans les salles de classes. Les étudiants seraient entassés dans les locaux avec des professeurs démotivés.

Autre aspect important, c’est la pédagogie. Je vous ai parlé de nouvelles créations facultaires. Mais surtout nous avons mis l’accent à l’ère du LMD (Licence-Master-Doctorat) sur le contenu du LMD. Le LMD est un nouveau mode de formation qui remplace l’ancien mode de formation que nous avons connu jusque là où l’étudiant était considéré comme un simple objet de la formation. Il subissait la formation. Et je crois que le LMD inverse cette tendance pour faire de l’étudiant l’élément essentiel de la formation . Il devient à cet titre le sujet et l’acteur principal de sa propre formation. C’est une révolution pédagogique extrêmement importante. Elle est différente de l’ancien système que nous avons tous connu où l’enfant est placé devant le fait de formation. C'est-à-dire que l’enseignant vient en classe inculque à le savoir savant comme si sa mission essentielle est de remplir un vase.

Cela doit céder la place à un type de formation qui permet à l’étudiant de s’approprier le savoir, de s’approprier des éléments de la formation. Il n’est plus un objet de la formation mais un sujet de la formation. L’enseignant devient un accompagnateur. C’est cela la philosophie qui soutient le LMD

En mettant ce système en place comme dans les pays anglo-saxons, on a pensé mettre l’accent sur le pragmatisme. Que les étudiants se forment eux-mêmes et que cette formation ait un résultat concret en ce qui concerne leur possibilité de travailler dans l’avenir. C’est vrai que j’ai été acteur dans la reforme du LMD, mais c’est une reforme nationale a l’instar de ce qui s’est passé dans les autres pays d’Afrique et d’ailleurs. Sur le plan pédagogique, c’est une reforme essentielle.

Sur le plan de l’organisation, il y a eu également au sein de cette université un processus d’imaginations fertiles de la part de l’équipe dirigeante. Nous avons organisé nos enseignements en nous fondant sur le principe d’autonomie institutionnelle telle que prônée dans le décret 175. Vous savez que ce décret met l’accent sur l’autonomie de l’institution. L’autonomie suppose quoi ? Une certaine indépendance dans la réflexion, dans l’imagination, en faisant preuve de créativité. Une autre dimension d’une institution autonome indépendante est qu’elle génère elle-même les ressources financières et institutionnelles dont elle a besoin pour son fonctionnement. Mais, jusqu’à date, il faut convenir avec nous que cette autonomie n’est pas entière à partir du simple fait que c’est l’Etat qui est le pourvoyeur de fonds des établissements. Tant que les institutions ne seront pas les pourvoyeuses de fonds indispensables à leur fonctionnement, il est difficile de parler d’autonomie.

En six ans d’existence sous votre direction, l’UGLC de Sonfonia est aujourd’hui la plus grande université du pays devant son aînée Gamal Abdel Nasser de Conakry. Quel est votre secret ?
Nous mêmes nous disons souvent que nous sommes la plus grande université. Ce n’est pas une grandeur sur le plan de la qualité. De ce point de vue, il n’y a pas eu encore une évaluation au niveau de chaque institution, ni un classement de l’ensemble des établissements. Ce qui est quand même quelque peu déplorable. Cette année par exemple, on a fait une évaluation des institutions d’enseignement supérieur privées. Il aurait fallu également faire une évaluation des institutions d’enseignement supérieur publiques pour voir par exemple dans quel programme l’université de Sonfonia excelle. Dans les autres pays, il y a ce qu’on appelle le classement des universités.

A travers cela, il y a une certaine grandeur qui se dessine. On va dire vraiment que c’est une grande université parce que ce jugement se fonde sur la qualité de la formation. Il ne s’agit pas de cela pour le moment, parce qu’on ne fait pas le classement qualitatif des universités.

La grandeur dont il est question, est celle du nombre d’étudiants. J’avoue théoriquement que chaque année, nous avons 17 à 18 mille étudiants. On ne peut pas cerner les statistiques de façon statique, parce qu’il y en a qui font des transferts, il y en a qui vont à l’étranger pour continuer les études etc…

Mais en moyenne, nous avons chaque année, entre 15 500 et 16 000 étudiants dont on maîtrise la situation. Pour nous, c’est vraiment une grandeur, parce que si dans la plupart des autres institutions, on ne compte que 1 500 ou 2 000 étudiants au moment où à Sonfonia, il ya un effectif de 16 000, on peut dire que c’est la plus grande université du point de vue de la quantité mais pas du point de vue de la qualité. C’est aussi un mérite d’avoir un grand nombre et d’assurer la stabilité et la quiétude grâce au mode d’organisation mis en place, parcequ’ à Sonfonia , chaque chef de département est responsable de son département. La responsabilité est partagée et chaque chef de département est apprécié en fonction de la tâche qu’il exerce dans son département. Le Doyen de faculté est responsable de sa faculté. Il y a des mouvements qui se font de temps en temps. Il y a des étudiants qui se soulèvent, qui veulent contester telle ou telle situation.

Mais, lorsque cela arrive, on rend responsable le Doyen qui est concerné. Pour cela, nous partons d’un principe pédagogique qui soutient que c’est l’enseignant qui est le plus souvent écouté par son élève. Donc à ce titre, il n’y a pas d’erreur majeure. Chacun doit jouer son rôle. Nous sommes toujours à l’écoute des étudiants, à l’écoute des Doyens de faculté. Nous résolvons les problèmes ensemble.

Au jour d’aujourd’hui, pouvons-nous savoir l’effectif en enseignants et encadreurs de votre université ?
Les enseignants tout comme les étudiants ne sont pas facilement dénombrables. Dans le fichier ici, nous avons environ près de 300 enseignants intramuros, plus de 100 extramuros et nous avons également des homologues. Mais, il se trouve que lorsque vous prenez les enseignants intramuros, qui sont affectés officiellement ici, sur les différents bulletins de salaire de l’université, ces 300 enseignants ne sont tous pas ici. Il y en a qu’on affecte, ils en font un point de passage. Ils prennent service, ils domicilient leur salaire dans une Banque et dès qu’ils commencent à percevoir leurs salaires, ils disparaissent et vont travailler ailleurs. Ils gagnent ce dernier salaire et celui de la fonction publique.

Cette situation, nous l’avons dénoncé à plusieurs reprises et je crois que le ministre actuelle va la résoudre de façon catégorique. Parce que, comme il l’a dit tout récemment nous n’avons de choix que de dresser la liste de ces personnes pour solliciter leur remplacement par d’autres qui sont disposés à travailler. Si cela est fait, je crois que ce qui viendront par la suite vont rester sur place et continuer à travailler. Nous sommes obligés de faire recours à des extramuros, c’est-à-dire des enseignants vacataires qui quittent leur service pour venir travailler ici avec une prime de 25 000 FG/heure pour un cours de 45 heures.

Malgré le caractère dérisoire de ce montant, il y en a qui l’accepte par patriotisme pour nous prêter main forte. La troisième catégorie d’enseignants que nous avons est constituée d’homologues. Il s’agit d’étudiants qui ont été identifiés dans la catégorie d’étudiants excellents par leurs facultés respectives et que nous recrutons pour une préparation les destinant à la carrière d’enseignants des universités.

Quel commentaire faites-vous par rapport aux résultats du Bac unique, session 2011 jugés catastrophiques par certains ?
C’est leur jugement à eux. Mais, j’avoue que je n’ai pas pris part à la correction des épreuves. Ces résultats reflètent la réalité. Ce qui est catastrophique, c’est le niveau des élèves et de leurs enseignants. C’est un problème sérieux, celui de l’école guinéenne. Peut-on appeler cela la décadence de l’école ; chaque année, le niveau baisse et à tous les niveaux, du primaire au supérieur. Le mal est profond. Les résultats du bac de cette année peuvent-ils être considérés comme le point de départ d’une remise en cause de l’ancien système dans la perspective du changement positif.

Quelle a été la part de contribution de votre université lors du salon de l’éducation organisé par le Gouvernement de la 3ème république placé dans le cadre de la reforme du système éducatif guinéen ?

Le système éducatif est unique. Il y a peut être des paliers du système mais le tout se tient dans un ensemble holistique qui ne permet pas d’établir une part distincte de contribution de telle ou de telle palier. Le salon de l’éducation a posé des actes correctifs en s’arrêtant sur des questions particulières susceptibles d’apporter des améliorations dans les secteurs déterminés. Il n’a pas été question à mon avis de reformer le système éducatif parce que ce salon a été consacré exclusivement à l’enseignement avant l’Université.

Monsieur le Recteur, quelles sont les difficultés auxquelles votre institution est elle confrontée ?

Notre institution est confrontée à trois types de difficultés :

Le premier type concerne les infrastructures. Imaginez qu’en 2005, nous avons hérité de plusieurs hangars qui servaient de dortoirs pour l’école nationale de police. Ces dortoirs ont été compartimentés en salles de classe, bureaux et espaces de travail pour l’administration. De ce travail de compartimentation nous avons obtenu une vingtaine de salles de classe pour recevoir près de 8000 étudiants délocalisés de Gamal pour Sonfonia, à cette époque. Aujourd’hui nous avons près de 16 500 étudiants tandis que le nombre de salles de classe ne dépasse pas la trentaine. Ce qui semble être une difficulté énorme.

Le second type de difficulté porte sur l’équipement (équipement de bureau, équipement audio-visuel, didactique, etc…) Le manque à ce titre est préoccupant. Il s’accumule d’une année à l’autre.

Le troisième type de difficulté est celui de la quasi-absence d’enseignants de rang magistral au sein de notre Université. Ce qui implique l’obligation d’assurer la formation soutenue des enseignants du supérieur à des diplômes de haut niveau en vue de développer une carrière d’enseignants des universités.

Le quatrième type de difficulté est lié à l’électricité. Sans électricité il n’y a pas d’internet, il n’y a pas d’utilisation d’ordinateur et le fonctionnement de l’administration ne sera pas effectif. Nous fonctionnons sur la base de groupes électrogènes. Avant maintenant, nous avons utilisé un générateur de 250 KVA. Avec l’agrandissement de l’Université, nous sommes obligés de passer à un groupe électrogène de 375 KVA qui consomme en moyenne 350 l de gasoil par jour, de 9 h à 18 h.

Quelles sont les dispositions prises par vous pour améliorer la formation des étudiants dans les années à venir ?

Pour améliorer la qualité de la formation des étudiants, nous avons envisagé les dispositions suivantes :

- améliorer les infrastructures pour diminuer la pléthore dans les salles de classe ;
- augmenter nos capacités en termes de connexion à Internet ;
- procéder régulièrement à l’acquisition de documents scientifiques (ouvrages, revues etc…)
- assurer la formation des formateurs par l’ouverture de masters disciplinaires et d’une école doctorale.

Ces mesures pourront nous aider à mieux qualifier nos enseignements pendant les prochaines années. Sans un effort dans ces directives, tous nos efforts risquent d’être vains.

Votre université organise plusieurs conférences et activités culturelles chaque année. Pouvons-nous connaitre vos partenaires qui interviennent dans l’organisation de ces évènements ?

Nos partenaires qui interviennent dans l’organisation de ces conférences sont essentiellement composés de nos étudiants ainsi que de l’ensemble des structures de fonctionnement. (Décanat, Départements, autres). Ces structures se font aidées par d’autres personnes-ressources externes parce que les différentes composantes travaillent dans un cadre émulatif absolu. Pour la mise en œuvre de ces activités, il y a des personnes invitées (conférenciers, artistes talentueux, hauts cadres de l’Etat) qui participent activement à la vie de l’institution.

Dr Kourouma, depuis le lancement du nouveau système (LMD), la formation s’est limitée seulement de Licence 3. Quelles sont les perspectives pour la poursuite de ce système ?

Les perspectives pour la poursuite de ce système doivent porter sur l’ouverture des Masters et des doctorats dans nos universités, faute de quoi, il n’y a pas de LMD. C’est la raison pour laquelle nous sommes entrain d’ouvrir des programmes de masters disciplinaires dans notre université.

Mais il faut faire une mise au point. Le passage de la Licence au Master ne doit pas être automatique dans notre contexte. D’habitude nous avons toujours tendu vers la massification à outrance de l’enseignement. J’aime à dire que l’enseignement supérieur a un coût énorme. Regardez ce que les formations de licence coûtent à l’état. A ce niveau, nous avons massifié la formation avec ce que cela nous coûte en termes de bourses d’entretien , de salaires des enseignants, de coût de l’équipement, etc…La pléthore d’étudiants licenciés peut-elle contenir dans les masters actuels qui ne prennent que 25 étudiants en moyennes ? Une promotion d’étudiants sortant de la licence 3 est estimée à 4000 étudiants par an à Sonfonia. Dans quel master peut-on trouver de la place pour tous ces gens ? C’est pour cette raison que nous avons mis des mesures de restriction à l’entrée des masters pour ne permettre qu’aux plus méritants d’être admis dans ces masters. Il faut avoir le niveau excellent, on ne peut recruter qu’un petit nombre qui devra, en principe contribuer au coût de la formation.

Vous venez d’être confirmé à la tête de l’université général Lansana Conté de Sonfonia. Que cela vous inspire-t-il ?

Je ressens face à cette confirmation un sentiment de satisfaction dans la mesure où elle a été pour moi une réponse sur la qualité du parcours professionnel accompli avec beaucoup de difficulté. Cela ne veut pas dire que je suis le meilleur ou que je suis indispensable. La preuve est que d’autres recteurs ont eu la même confirmation. Il s’agit maintenant pour nous d’honorer cette appréciation du Président de la République en méritant la confiance placée en nous et pour cela nous devons nous remettre en question et nous inscrire dans la dynamique du changement positif prôné par le Pr Alpha CONDE.

Source : journal Les Faits d'Ici et d'Ailleurs

 
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