2012/5/22
Les travailleurs de la radio diffusion télévision guinéenne (RTG) ont organisé, lundi 21 mai 2012, une assemblée générale pour fustiger les mauvaises conditions de travail au sein de leur structure.
Ibrahima Kéïta, secrétaire général de la section syndicale, a qualifié les conditions de travail à la RTG de catastrophiques. Avant d'ajouter que « l’heure est grave à la RTG ».
Cet organe d'informations, comme d'ailleurs la plupart des médias de service public, traverse des difficultés énormes liées à son fonctionnement.
Ces médias d’État dont la RTG, le journal Horoya et l'Agence guinéenne de presse souffrent d'un manque criard d'équipements et d'intrants ( vétusté et manque d'équipements, Cameras, cassettes d'enregistrement , dictaphones, de véhicules de reportage, manque d'intrants pour le journal Horoya, ...). A ceux là, vient se greffer le problème récurrent des 300 stagiaires qui y travaillent depuis des années sans salaires.
A en croire M. Keita, la RTG Koloma, ne disposerait actuellement que de six cameras tandis que la RTG Boulbinet n'en a aucune.
Il a mis cette occasion à profit pour inviter les autorités notamment le ministère de tutelle à prendre rapidement des dispositions pour changer cette situation. Sinon, dit-il, les travailleurs seraient dans l''obligation d'aller en grave pour exiger l'amélioration de leurs conditions de travail.
L'on se rappelle qu’en 2009, plus de trois milliards de nos francs ont été déboursés, à l'époque, par le Cpt Moussa Dadis Camara pour équiper la RTG. Et pendant l'élection présidentielle, d’importants fonds ont été également débloqués pour équiper la RTG pour assurer la couverture médiatique de la campagne. Mais curieusement, ces fonds, le plus souvent, ont pris une autre direction. Sinon comment peut on comprendre qu'en moins de deux ans, la RTG puisse souffrir d'un manque criard d'équipements. Où sont partis tous ces montants et équipements? Là est toute la question. Et récemment un milliard de nos francs, destinés à l'achat d'intrants pour le quotidien national Horoya, actuellement en souffrance, ont failli prendre une autre direction comme d'habitude par le truchement de certains cadres véreux du ministère de la Communication.
Un audit de ce département stratégique serait vraiment salutaire pour éclairer le contribuable guinéen sur la gestion de ces montants. Et permettrait surtout de revoir le fonctionnement de ce ministère dont les organes d'informations n'ont jamais véritablement pris en compte les préoccupations réelles de la population.
Mamadou Bailo Barry, Factuguinee.com
|