Élections locales : « La Guinée a encore du chemin à parcourir pour la promotion des femmes et des jeunes. » dixit Mamadou Taran Diallo, Président de l’Association Guinéenne pour la Transparence

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Le 4 février prochain, les Guinéens iront aux urnes pour élire leurs responsables à la base. Pour une première, des listes de candidatures indépendantes prendront part à ces élections. Sur les 1300 listes de candidatures publiées par la CENI, 98 listes indépendantes y figurent. Sur ce, le Président de l’Association Guinéenne pour la Transparence trouve modeste les listes indépendantes. « Au niveau de la société civile, depuis un certain temps nous faisons la promotion pour qu’il y ait des candidatures indépendantes à tous les niveaux: présidentielles, législatives et locales. Pour autant quand vous regardez les statistiques sur les formations politiques, on dit qu’on devrait avoir aux environs de 150 partis politiques en Guinée. Alors quels sont les programmes de ces différents partis politiques ? Où sont-ils ? que font-ils comme cherche à l’établir le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation. Je pense que la promotion des candidatures indépendantes pourraient résoudre certains problèmes d’obligations qui ne réservent les candidatures aux élections nationales (ndlr : législatives et présidentielle) qu’aux partis politiques.» estime Mamadou Taran Diallo.

Il faut signaler aussi, sur les 23 351 candidats, 3 766 sont jeunes et les femmes sont 6 089. Par rapport à cette faible participation, le Président de l’AGT estime que « la Guinée a encore du chemin à parcourir dans la promotion des femmes et des jeunes ».

Par ailleurs, l’Association Guinéenne pour la Transparence avait souhaité que les élections locales et législatives soient couplées. « L’année 2018 reste fortement une année électorale. L’AGT a développé un plaidoyer pour qu’il y ait cumul des élections locales et législatives pour deux raisons.

La première a trait à ce que coûte les élections: selon les estimations de la CENI, les locales maintenant 357 milliards GNF et les législatives qui doivent suivre 527 milliards de GNF soit 884 milliards au total pour le budget 2018. En cumulant ces élections, on réaliserait des économies de moyens qui auraient pu être investis sur des infrastructures scolaires, sanitaires et routières. Il aurait fallu, bien sûr dans ce cas, demander à la CENI d’étudier la faisabilité de ce cumul.

La deuxième raison est que les périodes électorales sont souvent des sources de tensions politiques, sociales, d’attentisme pour les différentes activités économiques. Le cumul aurait permis d’éviter ce probable écueil.

Dans tous les cas, mobilisons nous tous, à présent, et agissons pour que nous ayons des élections crédibles et apaisées qui produiront des élus locaux et nationaux aptes à gérer les localités et voter des lois et contrôler le gouvernement pour le développement et la prospérité de la Guinée.

Entretien réalisé par Sow Ousmane2 pour factuguinee.com

1 Commentaires

  1. Jacob James

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